Résumé

Portrait de Maurice Barman Maurice Barman Simplon, Saint-Gothard et Lukmanier

Milan est, entre toutes les villes de l’Italie, le plus grand centre de richesse et d’activité. A ce titre, cette ville est appelée à féconder le mouvement commercial du pays tout entier. Or la première nécessité dans le choix d’un passage à travers les Alpes suisses, pour un chemin de fer, c’est de desservir le mieux possible les relations de Milan avec la Suisse, la France, la Belgique, la Hollande et les provinces du Rhin allemand, car c’est avec ces contrées que Milan est en rapport d’échange et de commerce, et non avec l’est de l’Europe.
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Personne, en France, ne rêve la conquête d’une partie quelconque de la Péninsule, et, à l’exception de Garibaldi, les Italiens ne songent guère à reprendre Nice ou la Savoie. Si, enfin, contre toute prévision, une guerre éclatait, il n’est pas à supposer qu’aux routes qui lui sont actuellement ouvertes la France préférât les défilés de la vallée du Rhône et du Simplon, où elle rencontrerait les milices helvétiques sur un parcours de 26 lieues et, plus loin, dans les gorges de la Doveria, un corps d’armée italien.
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Ces chemins vont, tous, chercher à travers la Suisse une issue en Italie par les vallées du Rhône, de la Reuss et du Rhin. Nul doute qu’une fois ouvert le passage au travers des Alpes ne soit, pour ceux des chemins qui y aboutiront, une source de produits immédiats et importants, et qu’il ne place la Suisse, s’il est choisi avec discernement, au cœur du plus grand mouvement de relations pacifiques et commerciales de l’Europe industrielle.
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