Johann Philipp von Wessenberg

Résumé

Johann Philipp von Wessenberg La Route du Simplon

À mesure qu’on avance dans la vallée de Gondo, les montagnes se rapprochent et souvent laissent à peine assez d’espace pour la route qui, à chaque pas, doit disputer le terrain au torrent. C’est un labyrinthe entre des rochers qui, en beaucoup d’endroits, s’élèvent à plus de deux mille pieds au-dessus de la route. À l’un des passages les plus étroits le pont, surnommé à juste titre ponte alto, embrasse toute la largeur de la vallée. Toutes ces belles horreurs prennent un caractère encore plus imposant à l’avenue de la grande galerie de Gondo.
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Johann Philipp von Wessenberg La Route du Simplon

L’art devait faire de semblables efforts en ces lieux, pour n’être pas trop en arrière de la nature qui paraît y avoir, à plaisir, réuni tout ce qu’elle a de plus capable d’enchanter les yeux. En effet, on ne peut rien trouver de plus délicieux que la vue qu’offre, depuis la belle plate-forme de la route, le Lac Majeur, ses îles, ses rians côteaux, et tout l’ensemble de son ravissant paysage.
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Johann Philipp von Wessenberg La Route du Simplon

Les escarpemens extraordinaires faites au Col de la Faucille, aux rochers de Meilleraie, dans les défilés du Simplon, les massifs de muraille qui soutiennent la route le long du lac de Genève et du Lac Majeur, cette quantité de ponts [27] , enfin, ces galeries ouvertes, dans les rochers les plus durs, tous ces ouvrages, sont autant d’objets d’étude et d’admiration. Cette route présente, on peut le dire sans exagération, un triomphe continuel des efforts de l’art et de la persévérance humaine sur les plus grands obstacles de la nature.
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