Résumé

Feer-Herzog Les Chemins de fer alpestres et le Saint-Gothard

Au sortir de la gorge où se trouve la chute du Tessin, on salue l’Italie. Le paysage prend des teintes chaudes, des groupes de marronniers montrent leur épais ombrage, on ne tardera pas à voir la vigne et le mûrier. A partir de cette région, le climat est assez doux pour qu’il n’y ait plus de travaux de défense à élever contre les avalanches et les neiges; mais c’est ici que l’inclinaison rapide du dernier gradin de la Lévantine oblige le chemin à faire un laborieux détour.
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Feer-Herzog Les Chemins de fer alpestres et le Saint-Gothard

C’était donc une illusion de croire que le port de Gènes avait un intérêt majeur à être relié par le Lukmanier au lac de Constance. En résumé, pour tout ce qui concerne le trafic spécial de l’Italie avec l’Allemagne, aucune ligne n’offre les mêmes avantages que celle du Saint-Gothard. C’est celle-là notamment qui convient au port de Gènes, parce qu’elle lui procure un marché sur lequel il pourra lutter avec Marseille et Trieste; elle lui ouvre les pays rhénans, où sont accumulées tant de richesses naturelles et tant d’industries diverses.
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Feer-Herzog Les Chemins de fer alpestres et le Saint-Gothard

Au point de vue commercial, l’une, par la France, met l’Italie en communication avec le bassin de l’Atlantique; l’autre, par l’Autriche, la rapproche du bassin de la Baltique. Quelque utilité que doive avoir chacune de ces deux lignes, il est évident qu’elles ne suffisent pas aux relations de l’Italie avec le reste de l’Europe. Ni le chemin du Mont-Cenis, ni celui du Brenner n’assurent aux intérêts italiens des communications assez directes avec le nord-est de la France, la Suisse, le grand-duché de Bade, le Wurtemberg, la Prusse rhénane, la Belgique, la Hollande, les villes hanséatiques.
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