Résumé

Charles Martins Une Fête de la Science dans la Haute-Engadine…

Dans la Suisse, divisée en vingt-deux, petits cantons, où l’on parle quatre langues, le français, l’allemand, l’italien et le roman, la Société helvétique était un moyen de centralisation ; elle devait réunir, rapprocher, mettre en rapport direct les uns avec les autres des hommes occupés des mêmes études et tendant vers un même but : le progrès intellectuel, moral et matériel du pays. En Suisse, en Italie et en Scandinavie, c’est le besoin d’unité qui a créé ces sociétés nomades dont le lieu de réunion change tous les ans, mais dont l’esprit est le même.
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Charles Martins Une Fête de la Science dans la Haute-Engadine…

En un mot, la Société helvétique des sciences naturelles a été le centre et l’origine du grand mouvement scientifique dont la Suisse est aujourd’hui le théâtre. Dans le siècle dernier, quelques savans éminens, les Bernouilli, Haller, de Saussure, Bonnet, Deluc, Pictet et Senebier, étaient les glorieux représentans de leur patrie dans les mathématiques, la physique et l’histoire naturelle ; mais la science n’était point universellement cultivée : il y avait des généraux, l’armée n’existait pas encore ; c’est la Société helvétique qui l’a créée.
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Charles Martins Une Fête de la Science dans la Haute-Engadine…

La session était close, et le lendemain les uns traversaient le Juliers ou l’Albula pour retourner en Suisse, d’autres franchirent les cols du Bernina et du Maloya et descendirent vers le lac de Côme. Le contraste entre les villages sévères de la froide Engadine et les élégantes villas italiennes, entourées de chênes verts, d’oliviers, d’orangers, de lauriers-roses et d’aloès-pitte, est un des plus saisissans qui existent dans le monde. Sur les bords des lacs italiens, les Alpes font l’effet d’un espalier colossal qui abrite les végétaux frileux contre les vents du nord
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