Résumé

Le Percement du Simplon devant les chambres… (1881)

Peut-être y avait-il lieu de débattre ces considérations quand l'Empire s'est décidé à contribuer au percement du Mont-Cenis. C'est le MontCenis qui a fait le mal, si mal il y a ; c'est lui qui dérive de Marseille le courant de transport qui préfère la voie de terre à la voie de mer. Le percement du Simplon n'empirerait pas cette situation. Comme zone tributaire, le port de Gênes, via Mont-Cenis, embrasse une partie de la Savoie et la Suisse romande. Le Simplon ne peut que lutter avec le Mont-Cenis dans une partie de cette région, et par suite ne nuirait pas à Marseille.
Source : Gallica

Le Percement du Simplon devant les chambres… (1881)

L'effort à faire n'est pas colossal. Il est facile à mesurer. Il ne s'agit pas de 2,500 kilomètres de voies ferrées à construire, dans des régions semi barbares, mais, à deux pas d'elle, d'une lacune de moins de 100 kilomètres à combler. Laissons donc, pour l'instant, dans le domaine, sinon du rêve, du moins de l'inconnu, les grandes lignes de fer de l'Asie mineure et pesons la force des objections que nous oppose M. de Résie pour nous détourner de nous occuper modestement du Simplon.
Source : Gallica

Le Percement du Simplon devant les chambres… (1881)

Quant aux voyageurs, si le bon marché les attire aussi, ce qu'ils veulent surtout c'est gagner du temps et éviter la fatigue. Pour le moment, la vapeur fait cheminer plus vite sur terre que sur mer, et sur terre la fatigue est moindre aussi. De là le privilège de situation des ports avancés pour les communications au delà des mers. Les exemples abondent. A ce point de vue, on ne peut pas faire que la péninsule italienne tout entière ne soit pas comme un immense embarcadère s'avançant, du pied des Alpes, vers le fond de la Méditerranée, Suez et l'Orient.
Source : Gallica

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