Résumé

Passage du Mont Saint-Bernard, par l'armée française (1863)

La végétation est à peu près nulle dans ce lieu désert ; les derniers sapins sont à une lieue de Saint-Pierre; plus loin se trouvent seulement quelques buissons épars et des arbres avortés; les animaux ne laissent aucune trace sur la neige durcie de ce terrain glacé où la nature semble morte, où règne enfin un hiver éternel.
C'est sur ces monts escarpés, au milieu de ces précipices que s'avance l'armée de l'Annibal français, portant son artillerie, ses munitions et ses vivres.
Source : Gallica

Passage du Mont Saint-Bernard, par l'armée française (1863)

La prespective d'une des plus hautes montagnes de l'Europe à gravir sur un chemin de dix-huit pouces de large, pratiqué sur des rochers à pic, bordé de montagnes de neige menaçant de s'ébouler sur la tête des voyageurs ; des abîmes où, de chaque côté, le moindre faux pas était dans le cas de les entraîner , n'effraient point le courage des soldats français ; ils se préparent à y monter comme en un jour de fête, et veulent eux-mêmes y transporter l'artillerie et les munitions sur des pentes où les chevaux et les mulets ne sauraient les conduire.
Source : Gallica

Passage du Mont Saint-Bernard, par l'armée française (1863)

Les transports se font à dos de mulets ; des rochers entassés, entre lesquels on passe par mille détaurs, effraient continuellement les regards. Le chamois et l'alouette sont les seuls habitants de ces contrées. Le voyageur, en s'élevant, s'éloigne de f
tout ce qui respire ; les nuages se forment à ses pieds, il n'aperçoit autour de lui que d'énormes masses de neige se perdant dans les airs; il n'entend que le bruit des avalanches se précipitant dans les abîmes avec un fracas épouvantable, tandis que la Durance et la Doria roulent leurs eaux dans les sinuosités de ces montagnes.
Source : Gallica

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