“ Les Vierges qui fleurissent sur la terre du Nymphéa sacré sont faibles comme la liane aux clochettes roses des ravines, mais leur cœur est fidèle. Elles sont timides comme la gazelle aux yeux noirs des bois, mais elles ne reprennent jamais l’amour qu’elles ont donné. Et le démon de l’Himavat se réjouissait que Phalya-Mani versât des larmes et que le vénérable Aryâmân oubliât de réciter la Gayâtri en songeant à sa fille, et que le jeune Radjah ne dût plus revoir sa bien-aimée. Et il songeait que ni les génies de Sûryâgiri, ni les Dêvas eux-mêmes ne pourraient découvrir la Perle du monde. ”
Leconte de Lisle
Résumé
“Phalya-Mani”, est une œuvre de Leconte de Lisle. Des thèmes tels que Phalya-Mani, Vyâghrâ ou Aryâmân y sont abordés.
Citations de Phalya-Mani (Leconte de Lisle)
“ L’amour n’a qu’un regard, il ne voit qu’une chose, et cette chose qu’il voit emplit le monde. Alors, malgré les prières de ses compagnes et les gémissements de ses gazelles, Phalya-Mani s’assit sur une des ailes du démon Mahâmaraka, qui tourbillonna dans la brume du soir et disparut. Et le saint Radjah, au moment où sa fille lui était enlevée, récitait la Gâyatri et se mouillait les deux oreilles en l’honneur de Hâri, le conservateur de l’univers ; car la piété confond la pensée et le cœur dans l’abîme de ce qui est un et par soi-même. La piété plonge les justes dans l’essence première. ”
“ PHALYA-MANIconte sanscrit Ô Mâyâ, qu’es-tu, sinon le torrent des mobiles chimères ? Tu fais jaillir incessamment du cœur de l’homme la joie, la douleur, l’amour et la haine, la lumière et les ténèbres, la substance et la vision des choses mouvantes. Et le cœur de l’homme, ô Mâyâ, qu’est-il, sinon toi qui n’es rien ? C’était le temps d’Aryâmân, le Pandavaïde, qui régnait sur les montagnes, les bois, les vallées, les lacs, les fleuves et les cités du Madhyadeça. ”
