Edmond de Kellermann

Résumé

Edmond de Kellermann Histoire de la campagne de 1800 (1854)

La ligne du Tessin franchie, les portes de Milan devaient s'ouvrir à l'armée française sans coup férir : le général Bonaparte y fit son entrée le 2 juin. Dans cette ville, comme à Vienne, on avait persisté à douter de l'existence de notre armée de réserve. L'arrivée des Français ressemblait à un véritable coup de théâtre; l'imagination impressionnable des Milanais était séduite par le merveilleux de cette apparition ; leur esprit national exalté se berçait de l'espoir de retrouver une indépendance depuis longtemps, perdue et de secouer le joug toujours odieux .de l'étranger.
Source : Gallica

Edmond de Kellermann Histoire de la campagne de 1800 (1854)

Des troupes auxquelles on peut tenir un pareil langage sont invincibles.
On a beaucoup blâmé le général Mêlas de n'avoir pris que des demi-mesures pour combattre les opérations hardies et décisives du Premier Consul. Si le général autrichien est coupable, c'est d'avoir trop longtemps douté de l'existence de l'armée de réserve; de là, toutes les fautes commises sur le Var et sur le Tessin. Mais aussitôt que le voile tendu par le conseil aulique et la mauvaise fortune a été déchiré, le général Mélas a pris les mesures les plus énergiques.
Source : Gallica

Edmond de Kellermann Histoire de la campagne de 1800 (1854)

Il était environ neuf heures lorsque le général Haddik se porta vers la position de Marengo, avec la division Bellegarde. Arrivés sur le bord du Fontanone, les Autrichiens se disposaient à le franchir, sans en mesurer la profondeur et sans s'arrêter à une vive fusillade que la division Gardanne dirigeait contre eux, lorsque le général Victor, accourant lui-même avec sa seconde ligne au secours de la première, dirigea sur l'ennemi un feu si meurtrier, qu'il l'empêcha d'exécuter son dessein.
Source : Gallica

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