Résumé

Louis François Lejeune Sièges de Saragosse, histoire et peinture des événements qui ont eu lieu dans cette ville ouverte pendant les deux sièges qu'elle a soutenus en 1808 et 1809… (1840)

Néanmoins les Espagnols sont effrayés de nos efforts victorieux. Les cloches sonnent le tocsin dans toutes les églises de la ville, et le peuple accourant en foule comme à un incendie, se porte vers les quartiers que nous venions d'occuper pour y élever des traverses, des barricades, barrer les rues par des batteries qui les enfilaient, et pour percer les maisons dans tous les sens. On se hâte d'y établir des créneaux et des communications couvertes pour que les habitants puissent circuler librement d'une maison à l'autre et venir, sans être vus, tirer sur nous de tous les étages.
Source : Gallica

Louis François Lejeune Sièges de Saragosse, histoire et peinture des événements qui ont eu lieu dans cette ville ouverte pendant les deux sièges qu'elle a soutenus en 1808 et 1809… (1840)

François Palafox, le frère puîné du général, s'était aussi chargé de soulever les villages, et d'armer les paysans de Valence et de la Catalogne. Tout ce qui était en âge de porter les armes accourait sous ses drapeaux et formait une masse nombreuse d'hommes à demi sauvages et
endurcis aux fatigues. Contrebandiers dès l'enfance, ne couchant jamais que sur la dure, et accoutumés à une vie errante et périlleuse, ils venaient nous faire la guerre avec fureur. La division Gazan se trouvait pour ainsi dire assiégée par eux dans son camp.
Source : Gallica

Louis François Lejeune Sièges de Saragosse, histoire et peinture des événements qui ont eu lieu dans cette ville ouverte pendant les deux sièges qu'elle a soutenus en 1808 et 1809… (1840)

« Jamais, lui avait souvent dit Géronimo, jamais Saragosse ne sera conquise tant que la sainte madone voudra demeurer sur son pilier. La Vierge sanctissime, qui donne à ses images la vie et la volonté, ne permettra jamais que la sainte église où elle est adorée soit profanée par des impies! » La levée inattendue du premier siège de Saragosse, peu de jours après le départ d'Edmond, avait encore affermi dans sa foi le bon curé Sanchez.
Source : Gallica

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