Édouard Cavailhon

Résumé

Édouard Cavailhon La fascination magnétique (1882)

La postérité placera Donato au rang des hommes qui ont aimé la vérité pour elle-même. Tel que nous le connaissons, il aurait pu parcourir, dans les arts, dans la littérature ou dans les sciences, des carrières peut-être encore plus brillantes, certainement plus profitables et plus faciles. Seul, l'amour passionné des vérités méconnues a fixé son choix. Il a mis au service du magnétisme humain tout ce qu'il possédait de force, de cœur et de talent ; il a décidé de son triomphe et, nous l'espérons, il en assurera le règne.
Source : Gallica

Édouard Cavailhon La fascination magnétique (1882)

La critique n'a plus de règle : elle n'a plus de frein. Elle prône et proclame sans cesse la prétendue liberté de l'art, mais ce n'est que sa propre liberté qu'elle poursuit et dont elle veut jouir, car l'art fut toujours libre et la critique ne le fut jamais. Le juge peut-il condamner ou approuver au seul gré de sa fantaisie ? La liberté du juge serait le viol de la loi et un attentat à la liberté du jugé. La liberté de l'art est donc en raison inverse de la liberté de la critique.
Source : Gallica

Édouard Cavailhon La fascination magnétique (1882)

Pour ma part, je n'ai jamais constaté une lucidité décisive et concluante chez aucun sujet, ni dans mes expériences personnelles ni dans les expériences des autres. Mais si je ne crois qu'aux phénomènes dont j'ai reçu les preuves certaines, incontestables, Dieu me garde de contester quoi que ce soit à priori.
Pour avoir le droit de nier la possibilité d'un fait, il faudrait, en bonne logique, posséder deux dons divins, l'omniscience et l'infaillibilité, qui ne sont
le partage d'aucun homme, fût-il le plus sage et le plus savant.
Source : Gallica

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