Résumé

G. Mabru Les magnétiseurs jugés par eux mêmes… (1858)

Auquel l'homme de bien, l'homme d'honneur et d'intelligence va-t-il se dévouer? Auquel va-t-il donner sa foi ?
Il semble tout d'abord qu'il n'y ait point à hésiter : d'un côté la fourberie, l'injustice, la ruse, l'avilissement de l'homme; de l'autre, la loyauté, l'équité, la franchise, la régénération de la dignité humaine ! Eh bien, il faut l'avouer, à la honte de l'esprit humain, malgré l'évidence de cette vérité plus grande, plus éclatante que la lumière du soleil, c'est presque toujours Machiavel qui l'emporte : l'humanité, la justice, la raison, la vérité, parlent pour le Christ
Source : Gallica

G. Mabru Les magnétiseurs jugés par eux mêmes… (1858)

Les bardes de l'ignorance et du mensonge, à défaut de vérités ont chanté des fictions, des erreurs, un monde, des cieux purement imaginaires.
Où manque un bien réel la douce erreur abonde.
Delille aurait pu dire la sotte erreur abonde, son vers n'en eut pas été plus mauvais ; car le mensonge, pour être richement ou savamment scandé, n'en est pas moins un mal, et un mal d'autant plus dangereux qu'il est plus séduisant. La
mission du vrai poëte est de conduire, d'éclairer les hommes, de leur enseigner la vérité, et non de les égarer en se perdant lui-même dans ses propres rêveries.
Source : Gallica

G. Mabru Les magnétiseurs jugés par eux mêmes… (1858)

Il est temps que le magnétisme, s'il est une vérité, ne soit plus traité devant la loi comme un sorcier et devant les tribunaux comme un repris de justice; il est temps qu'il exhibe de véritables titres aux yeux du monde, et non pas de vains certificats qui ont l'air de faux papiers, et à l'aide desquels il paraît faire son chemin comme un dangereux réfractaire. Il ne nous paraît pas possible que les somnambules puissent dormir tranquillement avec un pareil dossier sur la conscience.
Source : Gallica

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