Antoine Sauvade, En descendant la côte (1928)
“ Moins ingrat que les humains Nous privant de combustible, Le soleil, à pleines mains, De ses chauds rayons nous crible... Notamment la Chandeleur, Qui, pour égayer la terre, Verse à la fois la chaleur Et l'éclat de sa lumière. Le printemps vient, on le sent, Et l'hiver, vieillard morose, Ne monte plus, il descend A l'horizon déjà rose.. D'un pas tremblant, d'un pas lourd, Il descend des froides cîmes, Les yeux éteints, le doigt gourd Vers les éternels abimes, Tandis que, dans le ciel bleu, Monte, en chantant, l'alouette, Et que, pour un hymne à Dieu, La nature entière est prête. ”
