Xavier Durrieu

Résumé

Xavier Durrieu Revue des Deux Mondes

C’est pour l’infant don Sancho que l’on tremble, pour sa vie, pour son amour, pour sa douce et belle Fronilde. Dès l’instant où le péril de son pays ne l’a point décidé à sacrifier sa passion, don Sancho est condamné ; il est marqué au front du sceau fatal qui appelle la malédiction et la mort. La vieille Espagne est une terre de dévouement et d’abnégation : on y pardonne à la cruauté, à la violence ; on y a excusé don Pèdre de Castille, on y cherche de nos jours à réhabiliter Philippe II ; mais l’égoïsme ne s’y peut produire qu’il ne soit tout aussitôt voué à l’exécration et au châtiment.
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Xavier Durrieu Revue des Deux Mondes

Est-il vrai que, dans cet empire du Maroc, la violence du despotisme ou sa faiblesse non moins dissolvante, la décadence absolue de tout ce qui fait vivre un peuple, — la religion, les lois, les mœurs privées, les mœurs publiques, l’industrie, le commerce, l’agriculture, les arts, les sciences, — la dépravation de la société, en un mot, partout où cette société n’est point retournée à l’état sauvage, appelle énergiquement de nouveaux principes, de nouvelles idées, de nouvelles mœurs qui relèvent les races maures et arabes de leur abjection séculaire, et parviennent à les régénérer ?
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Xavier Durrieu Revue des Deux Mondes

C’est avant tout de la force des idées, de la vérité même des sentimens que M. Gil y Zarate se montre préoccupé.
Don pedro. — Que vois-je ? Mes yeux me trompent, sans doute ! Grand Dieu ! Est-ce bien toi, Maria ?
Doña maria. — En vérité, je vous admire, ne deviez-vous pas m’attendre, seigneur ? Quand le ciel vous unit à une femme accomplie, et qu’à cette occasion tout le monde, à la cour et dans le royaume, vous bénit et vous félicite, n’est-il pas convenable que moi-même, comme tout le monde...
Don pedro. — Fuis, insensée ! Quel est ton dessein ? Si l’on te voyait !
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