Xavier Durrieu, Revue des Deux Mondes
“ C’est pour l’infant don Sancho que l’on tremble, pour sa vie, pour son amour, pour sa douce et belle Fronilde. Dès l’instant où le péril de son pays ne l’a point décidé à sacrifier sa passion, don Sancho est condamné ; il est marqué au front du sceau fatal qui appelle la malédiction et la mort. La vieille Espagne est une terre de dévouement et d’abnégation : on y pardonne à la cruauté, à la violence ; on y a excusé don Pèdre de Castille, on y cherche de nos jours à réhabiliter Philippe II ; mais l’égoïsme ne s’y peut produire qu’il ne soit tout aussitôt voué à l’exécration et au châtiment. ”
