Résumé

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les victimes d'Isabelle II la Catholique… (1868)

Rien de plus mâle, de plus vigoureux, de plus solide que leurs articles.
Chaque jour, ils rappelaient à l'Espagne ses pages glorieuses, et, les comparant aux hontes du règne d'Isabelle et de ses ministres, ils invitaient leurs compatriotes à se séparer d'un gouvernement jésuite et fangeux, servi par d'ignobles fonctionnaires.
Comme un magnifique crescendo, la note de la rédaction du journal de Madrid grossit et s'enfla jusqu'au moment où elle appela ouvertement le peuple espagnol à l'insurrection.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les victimes d'Isabelle II la Catholique… (1868)

N'ayant heureusement reçu aucune blessure, Castelar avait pu se réfugier quelque temps chez un patriote, et, après avoir appris sa condamnation à mort par les juges du chacal Narvaez, il avait franchi sans encombre la frontière française.
C'est ainsi qu'un grand nombre de républicains militants purent se soustraire à la griffe sanglante d'Isabelle et de ses généraux. Toute la population de Madrid, favorable à l'insurrection, avait protégé et couvert de ses sympathies les nobles combattants de la liberté !
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les victimes d'Isabelle II la Catholique… (1868)

Mais la Catalogne donna peu; le mouvement y fut promptement étouffé ! L'action révolutionnaire se concentra dans la capitale de l'Espagne.
L'insurrection était cette fois plus civile que militaire : elle comptait bien dans ses rangs trois bataillons du 5e régiment d'artillerie de la caserne San-Gil, qui, maîtres des clefs du parc et de l'arsenal, s'étaient emparés des armes et des munitions, mais, en même temps que ces braves soldats, tous les chefs de la démocratie madrilène, dirigeant les forces et les groupes populaires, avaient marché sans sourciller aux barricades.
Source : Gallica

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