Résumé

Réflexions d'un patriote (1820)

Si c'est la nation qui a fait la révolution, ne serait-il pas absurde de lui dire maintenant : Vous avez commis un grand crime en osant demander à haute voix la constitution de 1812 ; vous avez commis un grand crime quand vous l'avez acceptée de votre souverain. Il n'avait pas le droit de vous l'accorder, par cela justement que vous la demandiez; il fallait attendre patiemment qu'il plût à sa majesté de vous octroyer les garanties qui lui auraient paru convenables. Tous les citoyens n'auraient-ils pas le droit de répondre à ces inculpations?
Source : Gallica

Réflexions d'un patriote (1820)

Il est bon de répéter aux tyrans qui profitent de la lâcheté de leurs victimes, et aux lâches qui se laissent opprimer, lorsqu'ils pourraient faire trembler leurs oppresseurs : « Un peuple , qui n'a pas le courage de revendiquer ses droits , n'est pas mûr pour la liberté ; et comme il n'est jamais esclave que de son propre choix, il ne mérite pas qu'on le plaigne » ; mais lorsque l'heure de l'émancipation est arrivée pour lui, des voix courageuses sortent de dessous terre , des défenseurs de ses droits surfissent du sol comme par enchantement, et s'écrient : Liberté !
Source : Gallica

Réflexions d'un patriote (1820)

L'insurrection est l'effet d'une longue irritation dans le corps social, c'est une fièvre qui vient à la suite d'une longue souffrance, c'est une crise qui le plus souvent le ramène à un état de vie et de force. Voilà dans quelle situation le peuple espagnol se trouvait depuis 1814 Ecrasés sous le joug des courtisans et des moines, les fiers Castillans rongeaient le frein qu'on leur avait imposé, ils gémissaient en silence sur la perte d'une liberté qu'ils avaient achetée par tant de sacrifices
Source : Gallica

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