Henriette de Witt

Henriette de Witt

Résumé

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques et religieuses… (1873)

Miriam poursuivit avec colère : « Vous le voyez bien, les paroles du Nazaréen sont menteuses ; l'Éternel aime son peuple, mais l'Éternel ne vient plus
parmi nous, il s'est détourné d'Israël, et jamais, jamais il ne serait venu mourir sur une croix, le supplice des esclaves, des Romains; son nom est l'Éternel! » Elle frémissait.
Euphrasia avait prié dans son cœur, elle avait rassemblé ses forces : « Je donnerais demain mon Posthumius, tout ce qui me reste sur la terre, pour l'amour du Seigneur Jésus-Christ, » dit-elle. — « Et vous pardonneriez à ses bourreaux ? »
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques et religieuses… (1873)

Il se retourna vers Euphrasia, la regardant de ses yeux ardents comme s'il voulait lire au fond de son âme : « Que le Vivant qui nous voit vous rende cent fois au double ce que vous ferez pour elle, soit en bien, soit en mal ! » dit le juif, saisi tout à coup d'une défiance nouvelle.
La chrétienne sourit avec une douceur un peu dédaigneuse. « Je ne ferai point de mal à Miriam, » dit-elle.
Aquilas s'arrêta encore un instant sur le seuil de la chambre comme s'il avait peine à s'en détacher ; il rentra une fois, baisant la petite main négligemment jetée sur les coussins, puis il sortit.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques et religieuses… (1873)

Jamais. Mon père a cherché vainement à pénétrer dans le palais ; il a appris d'abord que le petit juif amusait César. Mon pauvre Ruben! il devait souvent pleurer avant de faire rire son maître !
Peut-être ses larmes l'amusaient-elles : on dit que l'empereur aime les supplices, et que, lorsqu'il est seul, il se plaît à percer les mouches d'une aiguille. Il y a deux ans, mon père a su que le nain juif, comme on l'appelait, était mort de langueur, et que César l'avait pleuré !
Les esclaves riaient en apprenant à mon père que son fils unique était mort dans le plus honteux esclavage !
Source : Gallica

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