Emmeline Raymond

Résumé

Emmeline Raymond À quelque chose malheur est bon (1866)

« J'aurais été trop heureux de rendre un
service à votre famille, Mademoiselle. Mais, j'ai échoué devant une opposition trop puissante; chacun est juge en sa propre cause, et je ne dois pas me permettre de soutenir que les véritables intérêts de vos parents eussent été mieux servis par une acceptation que par un refus, puisque vous avez tous émis un avis contraire.
— Quoi qu'il en soit, Monsieur, nous vous conservons une vive gratitude, et si jamais vous aviez besoin de l'un de nous.
— Vraiment !» dit M. Develloy en jetant un coup d'œil à Mlle Darmintraz.
Source : Gallica

Emmeline Raymond À quelque chose malheur est bon (1866)

« Rassurez-vous, » continua Marthe, « l'honneur reste sauf; nul n'aura le droit de dire qu'un Darmintraz lui a fait tort d'un centime :
on payera tout ce que l'on doit. Mais il ne restera rien. »
Edmond laissa tomber sa tête sur ses bras, soutenus par la table sur laquelle il était accoudé, et se prit à sangloter.
« Allons, Edmond, est-ce ainsi que doit se conduire un homme? J'espérais trouver en toi quelque énergie, un appui pour ta mère, pour tes sœurs, et tu te montres aussi faible qu'elles.
— Oh! ma tante, qu'allons-nous devenir?
— Qu'allons-nous devenir? »
Source : Gallica

Emmeline Raymond À quelque chose malheur est bon (1866)

Marthe Darmintraz avait consacré toute sa vie à son père devenu infirme; elle avait gouverné la fortune, dirigé la maison, soigné, consolé le vieillard malade, et avait fait preuve en toute circonstance d'une énergie si rare, d'une raison si haute, d'une vaillance si infatigable, que l'estime et, plus que l'estime, la vénération, s'attachait à son nom. Sa tâche accomplie, elle se trouvait forte encore, propre par conséquent au dévouement actif dont elle avait prisl'invincible habitude mais point assez jeune à son gré pour songer à se créer un intérieur, une famille.
Source : Gallica

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