Résumé

Portrait de Albert Cim Albert Cim Les femmes et les livres

Une femme élégante et riche, une femme d'esprit, écrit-elle [20] , attend patiemment deux mois pour lire un roman de George Sand, et l'idée ne lui vient pas de l'acheter [elle préfère avoir recours aux cabinets de lecture] ; et, dans son élégante demeure, vous trouverez toutes les splendeurs imaginables... Cependant, il est une justice à rendre à nos jeunes élégantes: elles n'ont point de livres, c'est vrai, mais elles ont de superbes bibliothèques, des armoires de Boule d'un grand prix, auxquelles on a laissé, par respect, le nom menteur de bibliothèque.
Source : Gutenberg

Portrait de Albert Cim Albert Cim Les femmes et les livres

Tout habile qu'elle est, cette main charmante, à laquelle on peut confier sans crainte la réparation du tissu le plus fin, vous fera le plus innocemment du monde d'innombrables festons aux marges que vous voulez respecter; bien heureux si le couteau, en déviant de la ligne marquée, ne tranche cette marge jusqu'au texte, et perde ainsi à tout jamais un livre qui n'est plus présentable aux yeux d'un véritable bibliophile.
Source : Gutenberg

Portrait de Albert Cim Albert Cim Les femmes et les livres

Un jour Pierre Bembo, le cardinal-poète, ami de l'illustre imprimeur Alde Manuce, de Venise, et familier de sa maison, entra mystérieusement dans le cabinet d'Alde; «il était accompagné d'une femme à la taille imposante, au regard froid et clair, à la chevelure blonde, longue à lui servir de manteau. «Seigneur Aldo, dit cette visiteuse, je n'ai pas voulu passer à Venise sans voir l'un de ses plus grands hommes. Votre imprimerie vous coûte plus qu'elle ne rend, m'a-t-on dit; permettez-moi de m'associer à votre noble entreprise, et de vous aider de mes deniers, de ma protection au besoin.»
Source : Gutenberg

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