Victor Charles Préseau

Élements biographiques

Victor Charles Préseau Destruction de la fortune mobiliaire en France par le monopole de l'hôtel des ventes… (1875)

Le commissaire-priseur, — qui ne se préoccupe sérieusement, au fond, que d'un tant pour cent sur des blocs et de sa fin d'année, est assez insensible à l'insuccès de la plupart des ventes de marchands ou de spéculateurs isolés.
Quand on vit à l'ombre d'un monopole, on voit avec assez d'indifférence couler à vau-l'eau la fortune d'autrui : aussi arrive-t-il, sans que personne de l'Hôtel s'en étonne, cette singularité, entre autres, qu'un objet, acheté précédemment par un marchand 800 francs, et dont il a demandé 1,000 francs avec opiniâtreté, soit adjugé pour 80 francs.
Source : Gallica

Victor Charles Préseau Destruction de la fortune mobiliaire en France par le monopole de l'hôtel des ventes… (1875)

L'art n'est qu'en partie l'imitation de la nature, mais cette large part d'imitation se produit à travers le prisme de la société. L'artiste transporte dans ses œuvres le reflet dominateur du gouvernement, des mœurs, de la littérature, des idées courantes de son temps. « Au XVIIIe siècle, dit M. Renouvier, où la France eut un art qui lui appartient si bien, les peintres originaux, Watteau, Boucher, Vanloo, Chardin, Greuze, Fragonard et Vien n'avaient été que le miroir de la cour, des salons et des théâtres, l'écho des poètes, des philosophes, des romanciers et des antiquaires. »
Source : Gallica

Victor Charles Préseau Destruction de la fortune mobiliaire en France par le monopole de l'hôtel des ventes… (1875)

Le public qui achète aux magasins se raréfie de jour en jour. Il a pris définitivement le chemin de l'Hôtel Drouot. D'amateur respecté, le client est devenu, par l'entraînement de l'exemple, marchand lui-même, spéculateur, joueur. Il lui faut le pugilat des pièces de cent sous, la danse effrénée des billets de banque, l'excitation fébrile des enchères, l'émotion haletante de la galerie, la réclame des journaux du lendemain,
et la conviction, — trop de fois fallacieuse, — d'avoir fait un bon coup.
Source : Gallica

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