Résumé

Paul-Adolphe Kauffmann Nos petits Alsaciens chez eux, notes et souvenirs d'artiste… (1918)

Un de ces hommes préhistoriques, géant de force surhumaine, vaincu et fait prisonnier, aurait racheté sa liberté et sa vie en rompant la digue qui, du côté du nord, retenait les eaux. Il se plaça au milieu des rocs ; de ses bras puissants, il les disloqua et les rejeta au loin, livrant passage à un courant tumultueux qui, se rétrécissant à mesure que l'immense bassin se vidait, serait devenu le Rhin.
Ainsi seraient sortis des eaux, comme la déesse de la Beauté, la noble et fière Alsace, les pittoresques pays de Bade et du Palatinat... Légende qui repose sur un fond de vérité scientifique.
Source : Gallica

Paul-Adolphe Kauffmann Nos petits Alsaciens chez eux, notes et souvenirs d'artiste… (1918)

Simple, naïve, crédule, éprise du merveilleux comme l'enfance et comme le furent tous les peuples en leur jeunesse, elle a puisé ses premières inspirations dans la nature, car c'est à la nature qu'elle emprunte sa poésie et sa grandeur. Elle n'est pas l'histoire, et pourtant, souvent elle explique la vie d'un peuple mieux que l'histoire.
Chaque peuple a sa tradition : l'Alsace possède la sienne, qui se perpétue par ses légendes et ses coutumes populaires.
Source : Gallica

Paul-Adolphe Kauffmann Nos petits Alsaciens chez eux, notes et souvenirs d'artiste… (1918)

Les enfants sont impatients d'aller, à travers cours et jardins de la demeure paternelle, se livrer à la recherche des œufs de Pâques que le lièvre a pondus ; car en Alsace, c'est le lièvre qui pond les œufs durs. Mais on se doute bien que les parents ont pu les prendre, les barioler ou les enluminer. Jamais, en effet, le plus crédule lui-même n'admettrait qu'un lièvre puisse se procurer des couleurs et manier un pinceau.
La découverte de chaque œuf est le signal de cris d'allégresse. Lorsque tous les œufs sont trouvés, « le jeu de casse » commence.
Source : Gallica

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