Henri Blaze de Bury

Henri Blaze de Bury

Résumé

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury,  Poésies complètes de Henri Blaze (1842)

“ ANNA.
Q don Juan! je suis un pauvre oiseau chétif, et n'ai d'essor que jusqu'au purgatoire; tends avec moi ton aile, et nous irons nous réfugier aux pieds de Dieu. Don Juan, te vois-tu transfiguré, te vois-tu séraphin? vois-tu ton âme échanger et confondre avec la mienne son parfum et sa musique? vois-tu les anges composer avec nos deux noms un verbe pour nous appeler dans le ciel? sens-tu battre tes ailes et couler sur nos cheveux le baptême de lumière? Joie ineffable! un ange! Mais pour que le mystère s'accomplisse, il faut des pleurs, des pleurs!
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury,  Poésies complètes de Henri Blaze (1842)

“ Don Juan et le Commandeur sortent du sépulcre.
DON JUAN.
Salut, terre! salut! Comme te voilà fraîche et renouvelée!
comme tes vallons aspirent la vie à pleins calices! comme ta belle gorge frissonne, ondule et palpite sous sa triple ceinture de parfums, de lumière et de voix ! Chaque fleur porte son diamant d'où jaillit l'arc-en-ciel ; mille insectes de flamme tremblent au cou des marguerites. L'arc-en-ciel, double nature, merveille qui tient à la terre par une goutte de rosée, au firmament par un rayon de soleil, et qui tout à coup se dissipe sans qu'il reste enveloppe ni chrysalide
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury,  Poésies complètes de Henri Blaze (1842)

“ Tandis qu'elle repose, un soir, dans le mystère De sa virginité, Et que la lune baigne en des flots de lumière Son beau sein argenté ; III.
Le vent du sud la voit, — et, soulevant la gaze Dont la couvre le bleu, La contemple à loisir; puis s'approche et l'embrase De son souffle de feu.
IV.
— Douce tige de mai, belle rose adorée, Noble reine des fleurs, Laisse-moi dévorer, sur ta gorge empourprée, Le nectar de tes pleurs.
V.
Je t'aime! — Mais la rose : — Ah! ta lèvre est de flamme, Et tu vas me briser.
— Je t'aime, dit le vent. — Et la rose se pàme Et meurt dans un baiser.
”
Source : Gallica

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