François Uzureau, Histoire du Champ-des-Martyrs (1906)
“ La soeur Marie-Anne ne tomba pas au coup ; elle n'eut que le bras cassé. Comme saint Etienne, elle priait pour ses persécuteurs : « Pardonnez-leur, disait-elle, ils ne savent ce qu'ils font. » Les tigres, aussitôt la fusillade finie, se jetèrent sur elle et sur toutes les autres victimes, et, avec leurs sabres ou leurs baïonnettes, les hachèrent et les mirent en morceaux. Ce fut ainsi que ces deux respectables soeurs terminèrent glorieusement leur vie, après en avoir passé la plus grande partie aux soins des pauvres et des malades et de toutes les oeuvres de charité (1) . ”
