Adrien Bertrand, L’Appel du Sol
“ Elle est un réconfort, elle n’est plus un mobile d’action. C’est la patrie seule qui me pousse à me battre, à m’offrir à la mort. Si je meurs, je serai mort en bon chrétien, mais je ne serai pas mort pour le christianisme : je serai mort pour mon pays. — Ce que vous dites là, fit Vaissette, me bouleverse. J’ai rêvé d’un monde ici-bas, comme vous là-haut, où les frontières seraient abolies. Et j’espère que le soleil luira un jour sur des générations qui ne connaîtront plus les guerres. J’avais aussi une religion : celle de l’humanité. Et j’ai mêlé cette religion à mon culte pour la Patrie. ”
