Résumé

Bonnet Des Tuves Iéna et Mars-la-Tour : étude militaire (1891)

On sera sans doute surpris du mauvais résultat de la manœuvre du général de Moltke, qui aboutissait précisément à l'opposé de la manœuvre de Napoléon à Iéna. Jamais deux manœuvres calquées pour ainsi dire l'une sur l'autre, ne furent au fond plus différentes. Il ne nous reste plus qu'à raconter la bataille ; nous verrons sans entrer dans
beaucoup de détails, comment l'armée française placée, non par son chef, mais par l'ennemi, dans la position la plus favorable, laissa échapper le succès que lui ménageait son imprudent adversaire.
Source : Gallica

Bonnet Des Tuves Iéna et Mars-la-Tour : étude militaire (1891)

On vit après la bataille d'Iéna les places fortes bondées de soldats et de canons se rendre à un escadron de cavalerie légère. Nous n'avons rien vu de pareil chez nous et nous avions en plus d'une bataille d'Iéna, un empereur prisonnier, un gouvernement renversé. Nous n'avions plus que des fantassins qui n'avaient jamais touché un fusil, des cavaliers qui tombaient dès qu'on prenait le trot, et cependant pas une bataille qui ne durât trois jours complets. Non, la nation ne manque pas d'énergie.
Source : Gallica

Bonnet Des Tuves Iéna et Mars-la-Tour : étude militaire (1891)

Dès que l'Empereur fut placé sur le Landgrafenberg, devenu depuis le Napoleonsberg, il fit hâter la marche des troupes et surtout celle de l'artillerie. Il lui en fallait pour la bataille du lendemain et il n'en avait point encore. Toute la nuit, sur ces chemins défoncés et détrempés de boue, artilleurs et fantassins s'attelèrent après les pièces. Le génie élargit les routes. Napoléon, impatient, pressait tout le monde.
Source : Gallica

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