Résumé

Henri Blerzy La campagne de l’armée de la Loire et la retraite d’Orléans

L’opinion du gouvernement consulté était de vous voir tenir ferme à Orléans, vous servir des travaux de défense et ne pas vous éloigner de Paris ; mais, puisque vous affirmez que la retraite est nécessaire, que vous êtes mieux à même sur les lieux de juger la situation, que vos troupes ne tiendraient pas, le gouvernement vous laisse le soin d’exécuter les mouvemens de retraite sur la nécessité desquels vous insistez et que vous présentez comme de nature à éviter à la défense nationale un plus grand désastre que celui même de l’évacuation d’Orléans.
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Henri Blerzy La campagne de l’armée de la Loire et la retraite d’Orléans

L’ARMÉE DE LA LOIRE
Lorsqu’on se propose d’écrire l’histoire des événemens formidables qui se sont accomplis depuis neuf mois, on se sent arrêté tout d’abord par la crainte de paraître partial ou mal informé. Au premier examen, il semble impossible de raconter sans prévention les incidens d’une guerre où l’on donne à l’une des armées belligérantes toutes ses sympathies et ses affections, tandis que l’on n’a pour l’autre que haine et répugnance.
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Henri Blerzy La campagne de l’armée de la Loire et la retraite d’Orléans

Quelle triste situation pour une grande nation de n’avoir plus que des généraux qui parlent ainsi et un gouvernement qui ne tient nul compte de l’avis de ses généraux ! Quand on réfléchit qu’au pis aller, en restant uniquement sur la défensive, la France se fût trouvée, après la capitulation de Paris, avec une armée de 120,000 hommes devant Gien, tandis que Chanzy aurait été intact devant Le Mans, on se dit que ce qui nous a le plus manqué dans nos désastres, ce ne sont pas les hommes, ni les canons, ni une bonne organisation militaire
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