Résumé

Camille Rousset L'Alma fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

Mais les Anglais et les Français !
quelles troupes! Quelle solidité chez les uns! quelle ardeur, quel élan chez les autres! Je n'ai jamais vu de plus beau panorama que cette bataille. Arrivé sur les hauteurs pour mieux juger des mouvements de l'ennemi, j'ai pu voir les positions enlevées par mes zouaves, et l'armée anglaise faisant un passage de lignes sous le feu de l'artillerie russe pour aller enlever ses batteries.
Source : Gallica

Camille Rousset L'Alma fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

Deux batteries légères accoururent successivement en face de la seule batterie française qui eût pu encore atteindre le plateau ; mais les bâtiments à vapeur, armés de grosse artillerie, avaient allongé leur tir : les bombes de 22 centimètres et les obus de 12 couvraient ensemble de leurs éclats les batteries russes que traversaient en même temps les balles oblongues des zouaves et des chasseurs à pied. Sur un effectif de cent canonniers, la première qui fût engagée vit bientôt quarante-huit de ses hommes hors de combat, et presque tous ses chevaux furent atteints.
Source : Gallica

Camille Rousset L'Alma fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

En touchant la terre de Crimée, le maréchal de Saint-Arnaud avait repris des forces; le 14, il était resté six heures à cheval, visitant les bivouacs, s'assurant que les grand'gardes étaient bien placées, les petits postes dûment répartis, les sentinelles avancées à bonne distance. Il était impatient de voir l'ennemi ou d'en avoir au moins des nouvelles. Le 15, des spahis de son escorte, en reconnaissance à cinq ou six kilomètres, avaient surpris dans un village et ramené douze soldats russes avec un sergent; il voulut les interroger lui-même.
Source : Gallica

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