Résumé

Camille Rousset Sébastopol. Fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

Lorsque la guerre eut éclaté entre la Russie et la Porte, la sécurité du prince Menchikof ne fut pas troublée d'abord ; il se contenta d'augmenter les défenses de la rade par rétablissement de nouvelles batteries de côte. Quant à la menace d'une attaque par terre, il ne la pouvait considérer comme sérieuse; tout au plus quelque troupe d'aventure pourrait-elle descendre dans une des criques à l'ouest de Sébastopol et tenter quelque insulte sur le fort de la Quarantaine, ou même, avec beaucoup d'audace, sur le faubourg de l'Artillerie.
Source : Gallica

Camille Rousset Sébastopol. Fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

Du plateau de Belbeck, le danger passait avec elles au plateau de Chersonèse; d'un côté comme de l'autre, c'était à Kornilof d'y faire tête; il se hâta de rentrer à Sébastopol. Telle était la confiance qu'il inspirait à ses compagnons d'armes que tous, ses égaux ou ses anciens de grade, se mirent à l'instant même et volontairement sous ses ordres. Aidé de Todleben, il prit la charge du salut commun; soldats, marins, ouvriers, marchands, bourgeois, jusqu'aux femmes et aux enfants, il y fit tout concourir.
Source : Gallica

Camille Rousset Sébastopol. Fragment d'une histoire de la guerre de Crimée… (1875)

Ainsi s'endormait, derrière ces remparts à peine ébauchés, la sécurité confiante de Sébastopol, lorsque le débarquement des alliés la surprit comme un coup de foudre. Toute cette journée du 14 septembre fut pleine d'agitation et de trouble. On entendait le sourd grondement du canon qui tonnait à l'embouchure de la Katcha ; on croyait voir à l'horizon les mille voiles de la grande Armada, et déjà sur les hauteurs du nord les cent mille hommes qu'on attribuait à l'ennemi. Tout était en mouvement, sur la rade, dans le port, au milieu des bivouacs que les troupes levaient à la hâte.
Source : Gallica

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