Alfred Rambaud,
Sébastopol et la Chersonèse, souvenirs de voyage
“ Maintenant ce n’est pas la splendeur, c’est la désolation de Sébastopol qu’on lui donne à contempler. Il semble se pencher mélancoliquement sur sa ville incendiée, sur sa rade veuve de vaisseaux. Il reste toujours le génie et l’âme de la cité, mais un génie qui semble pleurer sur des ruines, une âme en peine, arrêtée parmi des tombeaux, expiant par un chagrin d’outre-tombe quelque péché d’orgueil. Si nous en croyons les anciens, on vit parfois les statues des immortels, les figures de bronze et de marbre, se mouiller de larmes plus qu’humaines. ”
