Résumé

Campagne de France. Lettres sur la mobile du Lot… (1871)

Néamoins, je dois reconnaître que les obus furent l'objet de plates servilités. Presque tout le monde s'inclinait respectueusement à chaque détonation, mais toutefois sans rompre les rangs. Nos hommes étaient bien excusables et ils ne devaient pas tarder à contracter des habitudes moins polies. Notre artillerie que nous suivions de près, chassa l'ennemi de divers villages et ne cessa son feu que lorsque l'obscurité de la nuit eut
séparé les combattants.
Source : Gallica

Campagne de France. Lettres sur la mobile du Lot… (1871)

Le 21, nous arrivons enfin au Mans, où notre général nous promet quelques jours de repos, d'ailleurs indispensables pour réorganiser notre régiment. La mobile du Lot n'était déjà plus cette belle troupe que l'on admirait à Vendôme. Nos hommes recevant une nourriture insufifsante, étaient hâves, décharnés; les souliers manquaient ; beaucoup de soldats désireux de suivre leurs camarades, avaient été réduits à acheter des sabots ; les légers vêtements qui leur avaient été distribués, soit à Cahors, soil à Orléans, tombaient en loques.
Source : Gallica

Campagne de France. Lettres sur la mobile du Lot… (1871)

Les victimes nombreuses que la mort a faites parmi vous à tous les degrés de la hiérarchie, les pertes considérables que vous avez causées à l'ennemi et qu'il a reconnues dans ses bulletins en parlant parfois de vous comme s'il avait eu devant lui une armée tout entière, attestent assez l'énergie, le dévouement, la bravoure dont vous m'avez fourni tant de preuves.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature