Résumé

Nicolas Marcel Campagnes du capitaine Marcel, du 69e de ligne… (1913)

Le capitaine Callet, des voltigeurs du 1er bataillon, fit une tournée dans les maisons où étaient logés les voltigeurs du régiment et ramassa au moins 40 femmes qu'il amena dans la maison que nous occupions, avec ordre de sabrer le premier soldat qui leur manquerait; ces infortunées, tout en larmes, pleuraient leurs maris, leurs pères, leurs frères, leurs enfants; malgré tout elles ne savaient que faire pour nous remercier et allaient nous chercher des comestibles, des vins exquis qu'elles avaient cachés, en nous disant : « Vous nous avez sauvé la vie qui est plus que tout. »
Source : Gallica

Nicolas Marcel Campagnes du capitaine Marcel, du 69e de ligne… (1913)

Nous pensions faire une route agréable dans un beau pays, mais les agents de l'insurrection espagnole avaient dit partout que les soldats de l'armée de Portugal étaient indisciplinés, pillards, tuant tout le monde y compris les enfants, de sorte que nous ne trouvâmes personne, même dans les grandes villes; les soldats purent néanmoins se procurer des vivres dans les maisons, et ce fut heureux pour les bourgeois, car la dévastation fut moindre. Nous ne nous figurions plus être en Espagne, tellement la propreté et l'élégance contrastaient àvec ce que nous avions vu jusque-là.
Source : Gallica

Nicolas Marcel Campagnes du capitaine Marcel, du 69e de ligne… (1913)

Nous marchions sans réfléchir que le régiment était extrêmement en arrière de nous et que, dans de pareils défilés; si l'ennemi l'eût voulu, il pouvait nous surprendre facilement. Mais le général désirait faire rendre cette troupe sans coup férir et il lui criait : « La paix, la paix » en agitant un mouchoir blanc; les Espagnols ne bougeaient pas et, nous voyant arrivés à portée de mousquet, nous répondirent par une décharge, qui, heureusement, n'atteignit personne.
Source : Gallica

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