Honoré de Balzac,
Tony sans soin ; suivi de Un partage qui coûte cher…
(1899)
“ Sa sœur, pomponnée par sa mère, piaffait autant que le cheval, qui avait aussi ses bonffettes roses aux oreilles. « Où est Tony ? Tony 1 » Tony remonte dans sa chambre. Il met son soulier tantôt à un pied, tantôt à un autre, comme pour se figurer qu'il en a deux, mais il n'en a qu'un. Tony repleure. Enfin, soutenu par l'espoir d'attendrir son oncle, sa mère, sa sœur, ses frères, et d'être emmené comme il est, il descend en oubliant son désordre, et il paraît les mains sales, la chemise déchirée, mal peigné, pas habillé du tout, rouge de désespoir. ”
