Fernand Fleuret,
Fenêtre sur le passé
(1936)
“ Alors, elle dit à l'ange : « Sire, je n'avais point de miel : tu as parlé de ta bouche sainte, et le miel s'est fait, et son odeur est comme l'haleine de ta bouche. » L'ange sourit de l'entendement d'Asseneth. Il posa sa main sur la tête de la jeune fille et dit : « Sois bénie, sois bénie, toi qui as délaissé les idoles et cru au Dieu vivant ! Et ceux-là sont bénis qui viennent à Lui par pénitence ; ils mangeront de ce miel, que les mouches du paradis firent de la rosée des roses du paradis, et ils vivront perdurablement. » ”
