Jordan, Le football : rugby, américain… (1911)
“ Supporter vaillamment les mille impressions douloureuses, les mille chocs pénibles que toute partie de football provoque, c'est se familiariser avec ce que l'homme redoute par-dessus tout : le mal physique; c'est apprivoiser le monstre pour bientôt se jouer de lui. Et souffrir ainsi, non pas pour soi mais pour les autres, pour l'équipe, pour une idée, c'est faire acte de vertu suprême. Celui qui dans la mêlée du rugby, l'epaule froissée, les reins tordus, sans faiblir, a fait de son mieux, en dépit de la douleur, celui-là, n'en doutez pas, sera demain une saine et utile cellule sociale. ”
