Résumé

Jordan Le football : rugby, américain… (1911)

Supporter vaillamment les mille impressions douloureuses, les mille chocs pénibles que toute partie de football provoque, c'est se familiariser avec ce que l'homme redoute par-dessus tout : le mal physique; c'est apprivoiser le monstre pour bientôt se jouer de lui. Et souffrir ainsi, non pas pour soi mais pour les autres, pour l'équipe, pour une idée, c'est faire acte de vertu suprême.
Celui qui dans la mêlée du rugby, l'epaule froissée, les reins tordus, sans faiblir, a fait de son mieux, en dépit de
la douleur, celui-là, n'en doutez pas, sera demain une saine et utile cellule sociale.
Source : Gallica

Jordan Le football : rugby, américain… (1911)

Le ballon dépassant entièrement la ligne de but ou les lignes de touche, soit à terre soit en l'air, est hors jeu.
Un ailier habile peut donc, si sa science en dribbling est assez grande, faire rouler impunément le ballon le long de la ligne de touche, à la seule condition que celle-ci ne soit jamais dépassée ; mais, d'autre part, si un vent de bourrasque ramenait dans les limites le ballon qu'un vigoureux coup de pied aurait envoyé en l'air au delà des lignes, le pauvre ballon serait, malgré cela, hors jeu.
Source : Gallica

Jordan Le football : rugby, américain… (1911)

Il est en effet si ennuyeux, lorsqu'on vient de réussir une descente qui vous a valu les acclamations du public, de passer le ballon à l'homme dont la fonction est de shooter, que l'on excuserait presque l'ailier qui, au lieu de centrer, tâche de dribbler jusqu'au but, pour marquer lui-même, d'un ultime coup de botte. Malheureusement il est rare que cette manœuvre réussisse, et la plupart du temps l'ailier se voit dérober la balle au moment précis où il lui semblait n'avoir plus qu'à la pousser pour marquer.
Source : Gallica

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