Résumé

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Le prince Coqueluche : son histoire intéressante et celle de son compagnon Moustafa (1879)

« Oh bien! s'écria Coqueluche, je suis charmé de te devoir la vie, car je m'étais pris déjà pour toi d'un peu d'amitié. Mon père, le vizir, te comblera de biens. Tu n'as qu'à retourner au palais avec moi; comme on est en peine de me trouver à présent un petit valet, je dirai que je t'ai choisi, et tu seras élevé à cet honneur, ce qui sera un bon pied de nez à la multitude des concurrents.
— Je ne dis pas non, reprit Moustafa; mais venez cependant vous rafraîchir chez nous, et nous verrons ensuite si votre maudit cheval est aussi mort qu'il le veut paraître. »
Source : Gallica

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Le prince Coqueluche : son histoire intéressante et celle de son compagnon Moustafa (1879)

Bientôt le bruit courut par toute la ville que c'était là le jeune enfant qui devait remplir près de Coqueluche cette place de petit valet qu'on avait tant briguée. Or, jugez si on lui portait envie, d'autant qu'on sut bientôt qui il était.
« Eh quoi ! disait-on, n'est-ce pas là le fils de Gringola et de Gringolette qui font des fagots pour vivre, et qui habitent dans une forêt une méchante masure tout enfumée?
— Et c'est lui, disaient les autres, qui veut servir Coqueluche! cela fait pitié; en vérité, il n'y a plus de raison parmi ces gens du peuple. »
Source : Gallica

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Le prince Coqueluche : son histoire intéressante et celle de son compagnon Moustafa (1879)

Coqueluche passant comme un trait devant lui, le brave petit se jeta d'un bond au poitrail de Mors-en-Queue pour l'arrêter; mais, vu la rapidité de la course, il tomba sur la croupe, où il s'accrocha des pieds et des mains comme un petit diable.
Tant s'en fallut-il qu'il arrêtât une course si désordonnée, qu'il fut lui-même emporté comme une plume, et comme si Mors-en-Queue eût porté seulement à la queue une rosette de plus ; en sorte que le petit, en danger d'être lancé bien loin, avait fort à faire de se retenir où il pouvait.
Source : Gallica

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