Résumé

H.-D. de Grammont Histoire d'Alger sous la domination turque… (1887)

Pendant plus de trois cents ans, elle vit ruisseler sur ses marchés l'or du Mexique, l'argent du Pérou, les diamants des Indes, les soies et les brocards du Levant, les marchandises du globe entier. Chaque jour, quelque galère pavoisée rentrait dans le port, traînant à sa remorque un navire lourdement chargé de vivres, d'esclaves, ou de richesses. C'est ainsi que s'emplissait le trésor de l'État, et que tous, depuis le plus audacieux des reïs jusqu'au plus humble des fellahs, vivaient sans peine dans l'oisiveté si chère à l'Oriental.
Source : Gallica

H.-D. de Grammont Histoire d'Alger sous la domination turque… (1887)

Hassan, voyant son armée épuisée et démoralisée, à bout de vivres et de munitions, craignant de voir couper sa ligne de retraite, se décida, la rage au coeur, à lever le siège, et prit la route d'Alger, sans que l'ennemi osât le poursuivre. A son arrivée, il trouva la ville ravagée par la peste ; les pertes subies par l'armée augmentèrent la tristesse générale; la milice accusait le beglierbey de l'avoir fait décimer à dessein; celui-ci, fort indifférent à ces rumeurs, ne s'occupait que de réorganiser ses forces, et demandait des secours au Sultan pour recommencer la lutte.
Source : Gallica

H.-D. de Grammont Histoire d'Alger sous la domination turque… (1887)

La province d'Oran n'était pas plus tranquille que celle de l'Est ; depuis le jour où la cupidité de l'ancien Dey l'avait poussé à révoquer Osman pour s'emparer de ses richesses, et à le remplacer par le peureux et incapable Mustapha-elManzali, le pays s'était entièrement insurgé, sous l'inspiration du Derkaoui Ben-Cherif '. Toutes les villes de l'intérieur lui avaient ouvert leurs portes, en massacrant les garnisons turques ; de Miliana à Ouchda, toutes les tribus marchaient contre la bannière de l'Odjeac, qui ne flottait plus qu'à Mostaganem, Oran et Mers-el-Kébir.
Source : Gallica

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