Résumé

J. de Beauregard Au Pays de saint Augustin et aux rives du Tage… (1898)

La nature y a semé, à pleines mains, la magnificence de ses chefsd'oeuvre. Tantôt on chemine sous des tunnels, ou dans des tranchées ; tantôt, on côtoie un torrent, au courant terrible ; tantôt enfin, le site s'élargit, et l'on a, sous les yeux, l'ensemble du panorama ; mais, ici ou là, l'impression est également grandiose, et l'on admire pareillement la main toute-puissante du Créateur. Ces gorges sont, d'emblée, les plus belles de l'Algérie, après celles de Palestro, à l'est d'Alger, et celles de Chabet-el-Akra, sur la route de Constantine à Bougie.
Source : Gallica

J. de Beauregard Au Pays de saint Augustin et aux rives du Tage… (1898)

Malheureusement, Augustin n'avait point alors l' « état d'âme » que ce livre demande de ceux à qui Dieu veut se révéler : pour pénétrer les tendres et profonds mystères du christianisme, et pour les goûter, l'esprit n'a jamais suffi, ni le génie, ni la passion de l'étude ; toujours il a fallu y joindre l'humilité, la pureté du coeur, l'amour, surtout l'amour, parce que ce sont des mystères d'amour, d'humilité, de pureté et de sacrifice. Or, à sa vingtième année, et enserré dans les liens qu'ils s'était donnés, Augustin était incapable de pareils sentiments.
Source : Gallica

J. de Beauregard Au Pays de saint Augustin et aux rives du Tage… (1898)

Quelque chose cependant en transpira, dans le sanctuaire; car, vers la fin de la cérémonie et après les premières tendresses de l'action de grâces, comme saint Ambroise, soudain, s'était levé et que, impatient de contenir davantage l'émotion qui le débordait, il s'était écrié, en levant les yeux, les bras et le coeur vers le ciel: « O mon Dieu ! ô mon Maître, nous vous louons, nous vous bénissons ; » on raconte que saint Augustin, tout frémissant lui-même de l'Esprit d'en haut, se leva, à son tour, et s'écria : « O mon Père ! que toute la terre vous adore ! »
Source : Gallica

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