Résumé

Georges Renaud La Colonisation algérienne au congrès d'Alger (1883)

Or, la lenteur, dans une colonie, dans un pays jeune et neuf, c'est la ruine, c'est le désastre, ainsi que cela est arrivé et arrive encore trop souvent aujourd'hui. Que d'émigrants ont été ruinés, faute d'avoir pu prendre possession à leur arrivée de terres alloties, prêtes à les recevoir? Et cela se passe chaque jour encore maintenant ; il n'est pas d'administration qui fasse plus de mal à l'Algérie que celle des domaines par ses négligences et ses lenteurs excessives. Elle ne sait même pas ce qu'elle a de terres disponibles.
Source : Gallica

Georges Renaud La Colonisation algérienne au congrès d'Alger (1883)

Cette conclusion est celle que l'expérience historique nous dicte ; c'est celle que les principes économiques recommandent; c'est celle qui s'inspire du système de la liberté, considéré comme le meilleur moyen, et le plus puissant, de rendre « effective » la « responsabilité » individuelle, bien plus effective et bien plus terrible que sous les régimes le plus sévèrement réglementaires. Au moins, dans ce système, on ne confisque point l'initiative individuelle, qui est la véritable cause du progrès social.
Source : Gallica

Georges Renaud La Colonisation algérienne au congrès d'Alger (1883)

Le goût de l'émigration, des aventures, du grand commerce, voilà ce qu'il faut susciter dans l'esprit du Français, au lieu de l'amour du fonctionnarisme et de la bureaucratie, auquel ne pousse que trop l'institution fatale du baccalauréat et l'usage exagéré des diplômes. C'est le « mandarinat, » comme l'a si bien dit M. Courcelle Seneuil, qui nous dévore. Il faut s'habituer à aller de l'avant, personnellement, à ses risques et périls, sans avoir toujours à recourir au gouvernement. C'est ainsi que procèdent les Anglais.
Source : Gallica

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