Émile Leroux

Résumé

Émile Leroux La Question algérienne (1879)

Nous croyons avoir démontré, dans ce qui précède, que l'Algérie et la France elle-même étaient dans l'obligation d'implanter enfin le régime civil dans nos trois provinces ; que le régime militaire est néfaste pour les libertés publiques de la métropole et de la colonie ; qu'enfin il pourrait devenir funeste aux institutions actuelles que la France s'est donnée et, particulièrement, au régime civil lui-même.
Les Sociétés, en effet, ne sont ni ne peuvent être des masses enrégimentées et les villes d'immenses casernes.
Source : Gallica

Émile Leroux La Question algérienne (1879)

C'est en vain que ceux qui ont intérêt à tout confondre s'évertuent à soutenir qu'entre l'arbitraire actuel et le droit commun il n'y a pas place pour aucune atténuation du régime militaire ; que les administrateurs civils pouvant infliger l'amende et la prison, ne feront que prendre la place de leurs prédécesseurs omnipotents.
Le pouvoir disciplinaire procédant d'une loi, — renfermé, par exemple, dans les modestes limites du décret de 1854, — n'est qu'un reflet bien pâle des pouvoirs discrétionnaires qu'exercent aujourd'hui les officiers en territoire de commandement.
Source : Gallica

Émile Leroux La Question algérienne (1879)

L'administration complète du pays s'impose au régime civil: elle ne peut incomber à des officiers qui n'ont pas été préparés, par des études spéciales et que leurs goûts sembleraient, d'ailleurs, devoir en éloigner. L'autorité du commandement, suivant des errements dont il lui serait difficile de se départir sans se suicider elle-même, ne pourrait que continuer à tenir les populations indigènes à l'écart du mouvement général et à leur enseigner, à la fois, l'art de la guerre et l'obéissance absolument passive : il sera plus profitable à tous de développer leurs instincts commerciaux.
Source : Gallica

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