Résumé

Mémoire au roi et aux Chambres… (1847)

C'est une société qui, pour retrouver sa patrie sur le sol étranger, ne veut laisser derrière elle aucun des dieux de la terre natale. Ce sentiment, que l'on retrouve à toutes les époques et chez tous les peuples, doit surtout animer une colonie telle que l'Algérie, à trente heures des côtes de France, en communication journalière avec elle, se retrempant chaque jour dans ses inspirations, dans son esprit. D'une autre part, l'éloignement, la différence des climats, la divergence et quelquefois même l'opposition des intérêts, poussent les colonies à se séparer de la métropole.
Source : Gallica

Mémoire au roi et aux Chambres… (1847)

Si, eu France, on n'accorde pas toujours assez d'attention aux choses de l'Algérie, trop souvent aussi, en Algérie, on ne se préoccupe pas assez de ce qui importe à la France. On y tient trop peu de compte de ses affaires, de ses difficultés, de ses convenances. La France a sur tout le globe des intérêts immenses, d'une complication infinie; les nôtres ne peuvent être l'objet d'une partialité inique et fâcheuse.
Source : Gallica

Mémoire au roi et aux Chambres… (1847)

L'exercice des droits politiques a pour bases principales la contribution foncière. Cependant la loi du 19 avril 1831, art. 4, § 2, admet une exception qui peut s'étendre légitimement à l'Algérie sans qu'il soit besoin d'une loi nouvelle. Le gouvernement du Roi peut donc conférer les droits électoraux à ses habitants ; cette mesure donnera, sans nul doute, les résultats les plus féconds. L'élection n'est-elle pas le principe de force morale de nos institutions, et les corps élus ne sont-ils pas le contrôle le plus puissant et les meilleurs guides des intérêts d'un pays ?
Source : Gallica

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