Résumé

Edmond Duponchel 100,000 hommes en Algérie, projet de colonisation militaire… (1860)

Prenons donc garde au progrès. — Ne le poussons pas trop.
— Nous sommes à l'âge mûr, si nous hâtons le pas, nous arriverons plus vite à la décrépitude.
Prenons garde surtout d'introduire dans une colonie naissante, dans une société qui se forme, notre civilisation de l'âge mûr. C'est le moyen de la tuer avant son temps. C'est donner à un enfant les jouissances de l'homme fait, et avec ces jouissances, ses vices et ses infirmités. C'est élever une plante en serre chaude à grand renfort d'arrosage et de fumier, — elle donne bientôt des fleurs, puis s'étiole et périt.
Source : Gallica

Edmond Duponchel 100,000 hommes en Algérie, projet de colonisation militaire… (1860)

Certains gouvernements ne sont pas fâchés d'exporter une population que la misère rend désagréable.
Chez nous, au contraire, partout où on a parlé de l'Algérie, c'a été pour blâmer le système et pour discréditer la colonie.
Le gouvernement seul a dit la vérité ; mais comme il n'a dit que la vérité sans battre la grosse caisse, et que d'ailleurs nous sommes ainsi faits que tout ce qui vient du gouvernement nous est suspect, les détracteurs de l'Algérie ont eu beau jeu.
Source : Gallica

Edmond Duponchel 100,000 hommes en Algérie, projet de colonisation militaire… (1860)

Demandez au colon laborieux, qu'il soit Maltais, Génois, Allemand, Espagnol ou Français, à celui qui chérit et pratique cette vie des champs si favorable au développement des facultés physiques et morales, à celui qui veut ne devoir qu'à ses bras et à ses sueurs le pain, le bien-être de sa famille, demandez-lui ce qu'il préfère des institutions civiles ou du régime militaire.
Source : Gallica

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