François Charvériat

Élements biographiques

François Charvériat Huit Jours en Kabylie : a travers la Kabylie et les questions kabyles (1889)

C'est la vendetta corse, mais plus implacable encore à cause de la barbarie de la race. Chaque homicide fait naître à la charge du coupable, et même de toute sa famille, une dette de rek'ba, c'est-à-dire une dette de tête, au profit de tous les parents de la victime. Les Kabyles, à la différence des Arabes, n'admettent pas la dia, sorte de transaction pécuniaire par laquelle le Coran permet de racheter le sang répandu et d'éviter la peine du talion (1) . C'est comme un prêt de cadavre : un cadavre seulement peut le rembourser. La dette est imprescriptible.
Source : Gallica

François Charvériat Huit Jours en Kabylie : a travers la Kabylie et les questions kabyles (1889)

La Kabylie est une région absolument unique en son genre, et qu'il faut voir soi-même si l'on veut s'en faire une idée exacte.
La population de ce curieux pays est encore plus curieuse que le pays lui-même. C'est une race antique, constituée des débris de peuples disparus. Vaincue après une résistance héroïque, mais non soumise, elle conserve toujours l'espoir d'une revanche, et se défend encore avec une obstination sourde, mais indomptable. Sa religion, ses coutumes, sa langue, elle s'en sert comme d'un rempart pour arrêter, au seuil de la famille, l'invasion étrangère.
Source : Gallica

François Charvériat Huit Jours en Kabylie : a travers la Kabylie et les questions kabyles (1889)

Un Français n'a pas l'idée d'épouser une Kabyle (1) . D'autre part, aucun indigène ne veut d'une femme ayant fréquenté l'école. « Que veut-on que nous fassions de femmes plus instruites que nous, » disent à l'envi les Kabyles; et ils ont raison, car jamais une indigène instruite ne peut, après avoir goûté de la vie européenne, consentir à reprendre l'existence menée par sa famille et à se courber sous les coups d'un époux kabyle. Il y a quelque temps, une ancienne élève de l'école d'orphelines n'a jamais voulu suivre le mari qui l'avait achetée 300 francs à ses parents (2) .
Source : Gallica

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