Résumé

Élisée Bouny Étude expérimentale du coup de pédale (1899)

Sans doute, le rôle contradictoire des muscles diminue le moment d'action de ceux-ci, et, dans l'acte de pédaler, le muscle droit antérieur, par exemple, n'est pas susceptible, à égalité de contraction, de développer le maximum de force qu'il pourrait communiquer à la jambe, si le synchronisme des mouvements était comparable à celui de la course à pied par exemple. Mais c'est ici le cas de rappeler que la force n'est pas tout, qu'il faut aussi tenir compte de la vitesse, que la perte d'un côté entraîne un gain de l'autre
Source : Gallica

Élisée Bouny Étude expérimentale du coup de pédale (1899)

Pour que la connaissance du rendement eût toute sa valeur, il faudrait que l'on pût, dans les poussées constatées à l'aide de la pédale dynamométrique, faire le départ entre celles qui correspondent à un effort vraiment actif, c'est-à-dire à une dépense physiologique, et celles qui résultent simplement du poids de la jambe. Il est donc illusoire de vouloir, dans l'étude du mécanisme du coup de pédale, conserver au mot rendement, tel que l'a défini M. Bourlet, le sens très précis qu'il possède
en mécanique appliquée.
Source : Gallica

Élisée Bouny Étude expérimentale du coup de pédale (1899)

On peut dire, en définitive, qu'étant donné un certain travail à produire par coup de pédale, il y a, pour un cycliste, une infinité de façons de le réaliser, suivant qu'il ne fait pas ou fait intervenir plus ou moins ses muscles fléchisseurs. Il peut renoncer complètement à utiliser ses muscles fléchisseurs et travailler uniquement à l'aide de ses extenseurs, ou bien, au contraire, utiliser ses fléchisseurs au maximum en ne laissant pas le pied presser sur la pédale remontante.
Source : Gallica

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