Résumé

Eugène Guillemet La bicyclette : ses effets psycho-physiologiques (1897)

Tout mouvement volontaire doit par cela même provoquer une double dépense de force, d'abord celle que nécessite le travail du muscle, puis celle que nécessite le travail du cerveau.
Quand on cherche à exécuter pour la première fois un mouvement inconnu, il semble d'abord que les muscles qui obéissent avec tant de docilité-pour les actes habituels de la vie soient devenus rétifs aux ordres de la volonté. C'est bien là le phénomène qui se produit chez l'individu qui essaie pour la première fois ce nouveau mode de locomotion qu'est la bicyclette.
Source : Gallica

Eugène Guillemet La bicyclette : ses effets psycho-physiologiques (1897)

L'entraînement ne supprime pas la fatigue; mais il permet d'en reculer les limites. L'homme le mieux entraîné est celui qu'on retrouve toujours semblable à lui-même, quelles que soient les variations du milieu où il vit et la diversité des agents dont il subit l'influence.
Néanmoins tout travail musculaire nécessite une dépense de matériaux. Les aliments consommés servent à la fois à la réparation des tissus et à la production de l'énergie. C'est le système nerveux qui règle la nutrition et répartit la force.
C'est par le système nerveux que le mouvement se transporte dans les muscles.
Source : Gallica

Eugène Guillemet La bicyclette : ses effets psycho-physiologiques (1897)

En bicyclette le corps est à la fois moteur et mobile, d'où la grande satisfaction qu'elle procure. Joignons à cela l'augmentation d'absorption d'oxygène, le plaisir de l'équilibre facilement maintenu, la succession d'images qui défilent devant les yeux, la sensation de puissance et de force et enfin l'activité qui par elle-même est un stimulant, et nous aurons peut-être montré les origines réelles mais multiples de ce plaisir tout particulier que connaissent seuls les fervents de la bicyclette.
Source : Gallica

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