Henri de Saint-Simon

Résumé

Henri de Saint-Simon Œuvres

Sa pensée fondamentale est celle-ci : que l’industrie étant le principe vital des États, c’est aux hommes qui les font prospérer par l’industrie, aux artistes, aux savants, aux gens de lettres, aux négociants, qu’appartient la véritable importance sociale, et qu’ils doivent surpasser en considération comme ils surpassent en utilité, non-seulement les administrateurs, mais même les princes et les rois. Cette opinion, dont examinerai tout à l’heure le mérite, peut être fausse ; mais elle n’a certainement rien en soi de criminel. C’est un système comme un autre, et qui même n’est pas nouveau.
Source : Wikisource

Henri de Saint-Simon Œuvres

Il ne lui reste plus qu’à compléter ses progrès au temporel et au spirituel. Au temporel, en s’emparant de la chambre des communes ; au spirituel, en établissant la morale sur des principes uniquement déduits de l’observation. Or, tout est préparé pour cela ; les moyens existent, il ne faut que les employer.
La seule chose qui manque aujourd’hui au nouveau système pour terminer sa constitution, c’est uniquement une volonté ferme et active de la part des savants et des artisans, d’entreprendre la tâche que je viens d’indiquer, chacun pour la partie que la marche de la civilisation lui assigne.
Source : Wikisource

Henri de Saint-Simon Œuvres

Le pouvoir temporel dans l’ancien système étant militaire, exigeait, par sa nature, le plus haut degré d’obéissance passive, de la part de la nation. Au contraire, dans la capacité industrielle, envisagée comme devant diriger les affaires temporelles de la société, l’arbitraire n’entre point et ne saurait entrer, puisque, d’une part, tout est jugeable dans le plan qu’elle peut former pour travailler à la prospérité générale, et d’une autre part, l’exécution de ce plan ne peut exiger qu’un très-faible degré de commandement des hommes, à l’égard les uns des autres.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature