Biens du clergé

Définition et enjeux

Pierre Antoine Berryer,  L'avocat du prêtre calomnié : ouvrage non moins utile aux laïques dont il ouvre les yeux et détruit les préjugés… (1862)

“ La quantité de biens donnés au clergé est une attestation des services qu'il a rendus aux peuples, surtout dans les temps malheureux. Ceux qui ont lu l'Histoire ecclésiastique, savent que les églises ont été enrichies par les souverains, par les évêques qui, en se dévouant au service d'une église, lui donnaient leur patrimoine; par de riches particuliers qui mouraient sans héritiers nécessaires par des seigneurs à qui la conscience reprochait des concussions et qui ne pouvaient les réparer autrement, etc. ”
Source : Gallica

Ferdinand Degroote,  Aperçu des lois civiles concernant l'exercice du culte catholique en France… (1881)

“ Décret, du 9 novembre 1789. — L'Assemblée nationale décrète que tous les biens des ecclésiastiques sont à la disposition de la 'nation, à la charge de pourvoir d'une manière convenable aux frais du culte, à l'entretien de ses ministres et au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d'après les instructions des administrateurs des provinces.
Décrets des 28 octobre et 5 novembre 1790. — Sont biens nationaux tous les biens du clergé et des séminaires diocésains.
”
Source : Gallica

Eugène Tisserand,  Étude sur la première moitié du XVIIe siècle… (1870)

“ Les biens du clergé sont pour les ministres de l'autel, pour les pauvres et pour les fabriques. Les retrancher, c'est vouloir que les biens destinés aux choses saintes soient détournés de leur fin, que le service divin cesse, que les prêtres n'aient plus de quoi subvenir à leur entretien. Si les distributions ne se font plus dans les cathédrales, le clergé demandera du pain à son évêque; comment lui en donnerons-nous, si nous n'en avons plus pour nous-mêmes ? Comment renverronsnous les pauvres qui Tiennent par grosses troupes à nos portes ? ”
Source : Gallica

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