Maurice Dubois

Élements biographiques

Maurice Dubois Pretium doloris : thèse soutenue… (1935)

A nos yeux, la condition essentielle pour obtenir la réparation d'un préjudice d'affection, c'est la rupture non des liens de parenté ou d'alliance mais de ceux d'une profonde affection. Cette profonde affection, il est vrai, se trouve normalement chez les parents et les alliés; mais elle peut exister et avec la même force chez les conjoints, les fiancés et certains membres de la famille naturelle qui ne sont pas unis vis-à-vis de la loi par des liens de parenté ou d'alliance. L'affection des grands-parents naturels à l'égard de leurs petits-enfants est digne de protection.
Source : Gallica

Maurice Dubois Pretium doloris : thèse soutenue… (1935)

Ce que vise en réalité la condamnation ce n'est pas la satisfaction de la victime mais la punition du responsable. Les dommages-intérêts n'ont pas un caractère indemnitaire mais exemplaire. S'il y a délit pénal, la victime demande que l'on ajoute quelque chose à une peine publique insuffisante ou mal nuancée. S'il n'y a pas délit pénal, la victime dénonce le coupable qui a su se glisser entre les mailles de la loi pénale. Il y a peine privée parce qu'il faut prononcer la peine sous couleur de réparation.
Source : Gallica

Maurice Dubois Pretium doloris : thèse soutenue… (1935)

Un préjudice d'affection peut être réparé même si un dommage matériel n'est pas concomitant. Il n'est pas nécessaire qu'il résulte d'un délit criminel, qu'il ne résulte pas de l'inexécution d'un contrat. Un homme, même riche, qui éprouve une profonde douleur par suite de la mort d'un membre de sa famille, doit en principe pouvoir obtenir la réparation du préjudice d'affection dont il souffre.
Source : Gallica

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