Résumé

Louise Boyeldieu d'Auvigny Voyage de S. A. I. le prince Louis-Napoléon dans le midi de la France… (1852)

En sortant du premier, Louis-Napoléon se rendit au second. Au cri : Vive l'Empereur ! se mêlèrent quelques cris : Vive l'amnistie, l'amnistie générale ! Après être resté assis un moment, le Prince se leva pour partir. Pendant qu'il descendait les marches de l'estrade, les mêmes cris se firent entendre; alors il s'arrêta, et faisant signe qu'il voulait parler, il dit d'une voix ferme et calme : « L'amnistie est dans mon coeur, plus encore que dans votre bouche; mais ce grand acte ne peut s'accomplir que lorsqu'on s'en sera rendu digne. »
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Voyage de S. A. I. le prince Louis-Napoléon dans le midi de la France… (1852)

Ce voyage d'Agen à Bordeaux fut un véritable triomphe.
Enfin le Prince arriva dans le chef-lieu de la Gironde.
Rien de plus imposant que l'entrée de cette ville par la Garonne ; rien de plus saisissant que ces grands quais qui s'étendent à perte de vue, ce pont, chef-d'oeuvre d'architecture, cette rade couverte de mille vaisseaux pavoisés, appartenant à toutes les nations, cette population innombrable et enthousiaste.
L'Étoile-de-la-France fit son entrée dans la rade entre une triple haie de vaisseaux et aux cris de Vive l'Empereur !
Source : Gallica

Louise Boyeldieu d'Auvigny Voyage de S. A. I. le prince Louis-Napoléon dans le midi de la France… (1852)

Le voyage fût le prélude de l'ovation qui l'attendait à Saint-Etienne. Partout, sur son passage, à Neulise, à Feurs, à Montrond, à la Gouyonnière, les populations des
campagnes environnantes s'étaient agglomérées pour le saluer, elles aussi, du cri de Vive l'Empereur !
Partout des arcs de triomphe sont dressés, même dans les lieux où il ne doit pas s'arrêter ; en vain dit-on aux habitants que le Prince ne fera que passer, ils n'en persistent pas moins dans leur oeuvré; chacun voulant apporter sa fleur, sa branche pour l'arc triomphal.
Source : Gallica

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