M. N. de Khanikof

Élements biographiques

M. N. de Khanikof Le Tour du monde

Après une pénible marche de trois heures le long de cette gorge, nous arrivâmes au premier jardin du village de Djigahr, dont les maisons sont encore loin de là. Le voisinage du village rend la route beaucoup plus mauvaise qu’elle n’était ; bordée par des enclos en plaques d’ardoises et coupée à chaque pas par des ruisseaux conduisant l’eau dans les jardins, elle est détestable. Ce fut seulement vers le coucher du soleil que nous arrivâmes à Djigahr, et on dressa nos tentes à l’ombre de magnifiques noyers, plantés sur une terrasse verte qui dominait les maisons des villageois.
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M. N. de Khanikof Le Tour du monde

Dans une ville comme Méched, où la piété fanatique et le vice marchent de pair, les occasions de vendre son influence ne manquaient pas, et, au besoin, l’imagination inventive du ferrach-bachi suppléait au défaut de victimes, en sachant les créer. Ainsi, il y avait un jeune marchand très-riche, mais tranquille, aimé de tout le monde et ne se mêlant de rien en dehors de son commerce. Le kawam convoitait ses richesses depuis longtemps, mais ne savait par où l’entamer. Le négociant s’obstinait à mener une vie exemplaire ; enfin, le ferrach-bachi trouva le joint.
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M. N. de Khanikof Le Tour du monde

Les vaïzes, ou prédicateurs, exposent l’histoire de l’iman et de sa famillee, versent des larmes officielles et périodiques sur les souffrances du fondateur du rite chiite, et sont généralement interrompus par les sanglots et les cris de douleur très-sincères de leurs nombreux auditeurs, qui récompensent parfois généreusement ces professeurs de fanatisme. Chaque soir, le quartier saint, ouvert aux hommes comme aux femmes, sert de rendez-vous commode aux amants et d’endroit propre à déjouer toutes les ruses de la jalousie orientale.
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