Sixte Delorme, Le Prince Halil, par Sixte Delorme… (1890)
“ Et vous le continuez tout éveillé, ce rêve? — Peut-être, répondit Halil. Je n'ai jamais été heureux qu'en songe. — Ah! s'écria Robert, pas de mélancolie aujourd'hui! Il n'y a plus un nuage dans notre ciel ! — Plus un nuage?... — Oh ! un tout petit, là-bas, sur le Fresnoy. Demain ou après-demain un souffle de brise l'emportera. Moi, voyez-vous, je n'ai maintenant que des pressentiments de bonheur, et j'éprouve un irrésistible besoin de chanter les vieilles chansons de mon pays. C'est comme si j'allais à une noce d'Antraygues, au son des cloches et des crins-crins. ”
