Résumé

Louis de France, ou Le dauphin… (1854)

Cette autorité suprême que le Dauphin reconnaît dans un souverain , n'a sans doute aucun de ces caractères odieux que lui prête la philosophie moderne. Elle prévient les abus plutôt qu'elle ne les punit. Elle n'est ni despotique, ni tyrannique, mais bienfaisante et modérée. L'empire qu'elle exerce est tout à l'avantage de la société dont elle contient tous les membres dans cette heureuse harmonie qui fait le bonheur et la force des empires. C'est toujours sur le modèle le plus parfait que ce prince veut qu'un souverain se règle dans l'exercice du pouvoir suprême.
Source : Gallica

Louis de France, ou Le dauphin… (1854)

D'autres, luttant avec la mort, se roulaient dans leur sang, et mordaient la poussière ; quelques-uns levaient la tête et rappelaient un reste de vie pour crier : Vive le roi et monseigneur le Dauphin! Plusieurs, tout occupés du salut de leur âme, conjuraient le Dieu des batailles d'être pour eux en ce moment le Dieu des miséricordes. De quelque côté qu'il prêtât l'oreille, il n'entendait que des cris plaintifs et des gémissemeuts lamentables.
A cet affreux spectacle, qui n'est pas pour un jeune prince un spectacle inutile, il s'attendrit
Source : Gallica

Louis de France, ou Le dauphin… (1854)

II serait difficile d'exprimer l'extrême consternation où la mort du Dauphin jeta toute la nation. La douleur fut générale, et aussi vive dans le fond de nos campagnes qu'elle l'était à Fontainebleau et à Versailles. Louis XV pleura amèrement son fils unique et l'héritier de sa couronne. La reine, victime de sa tendresse, ne lui survécut pas longtemps. Les dames de France, aussi affligées que la reine et la Dauphine, s'efforçaient, pour les consoler, de contenir les premiers mouvements d'une douleur dont elles conservèrent toujours le sentiment.
Source : Gallica

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